Comment reprendre confiance en soi après un échec à l’épreuve du permis de conduire ?

echecPour un grand nombre de raisons, l’examen du permis de conduire peut-être une importante source de stress pour les candidats. Et pour cause, un échec au permis de conduire peut coûter cher au candidat sur le point de vue financier. Mais l’un des impacts les plus importants de cet échec pourrait également se trouver au niveau de la confiance en soi au volant.

En 2014, le taux de réussite pour l’examen du permis de conduire était de 60%, toutes présentations confondues. Dans la mesure où 4 candidats sur 10 échouent à cette épreuve, cet article me paraît important. Un (ou plusieurs) échec(s) au permis de conduire peut-être difficile à encaisser. L’important, c’est de savoir rebondir.

Analysez l’échec pour mieux le digérer

Michel Guiraud, ancien ministre du travail, disait qu’il « n’y a pratiquement jamais de parcours de vie sans échec ». Sachez que le plus gros risque induit par l’échec est de se laisser porter par des émotions négatives : découragement, angoisse et perte de confiance en soi et en ses propres capacités. Alors forcément, pour se défaire de cette situation, on a tendance à rejeter la faute sur l’examinateur, sur ce piéton qui était au mauvais endroit au mauvais moment, ou pire, à douter de sa capacité à conduire. Pour réussir, il ne faut pas laisser ces pensées s’installer.

Laissez vos émotions de côté et soyez pragmatique : analysez de façon objective la situation qui vous a mené à l’échec. Efforcez-vous de raisonner de façon cohérente, comme si la situation d’échec concernait un ami que vous devez aider.

Etiez-vous prêt pour l’examen ?

S’il est vrai que l’Etat impose au minimum 20 heures de conduite, la plupart du temps ces 20 heures ne vous permettent pas d’acquérir toutes les bases de la conduite nécessaires à l’examen. Apprendre à conduire, c’est l’histoire de toute une vie. En fait, on n’apprend pas vraiment à conduire à l’auto-école : on apprend un certain nombre de règles et de réflexes de base pour affronter les situations futures. La richesse d’un échec est d’apprendre de ses erreurs : en général on est mieux disposé à ne pas refaire une erreur qu’on a déjà commise, pour peu qu’on se soit rendu compte de cette erreur. En analysant votre échec pour en faire une expérience enrichissante, vous transformez de la boue en or (référence aux « Fleurs du Mal » de Beaudelaire ;)).

Aviez-vous mis toutes les chances de votre côté ?

Même si vous vous sentiez « prêt » pour passer l’examen, un certain nombre de facteurs peuvent entrer en ligne de compte. Le sommeil, l’état émotionnel et l’alimentation font partie de ces facteurs qui peuvent transformer un succès en échec. La veille d’un examen, mettez-vous dans les meilleures conditions possibles pour être au mieux de vos capacités le jour-J. Si possible, forcez-vous à manger quelque chose le matin, même si vous avez l’estomac noué par le stress.

Transformez votre stress négatif en stress positif

Le stress n’est pas une mauvaise chose en soi.

Le stress est une adaptation de l’organisme qui nous permet de booster nos capacités physiques et mentales sur une courte période. Sans cela, nous ne réussirions pas les épreuves que nous entreprenons dans la vie (études, entretiens d’embauche, performances sportives…).

Certains vous dirons d’essayer de « réduire votre stress » avant de passer une épreuve importante. En réalité, il ne s’agit pas de réduire son stress, mais de le gérer. Si le stress positif peut nous booster ponctuellement, le stress négatif a plutôt tendance à nous fatiguer et à causer de la déconcentration : l’idéal pour échouer à un examen.

Le stress négatif est un stress chronique, qui persiste après la situation qui l’a provoqué. Vous pourriez par exemple garder les traces du stress du BAC (si vous venez de le passer) ou d’un entretien d’embauche tandis que vous passez votre épreuve de conduite. Globalement, c’est à cause de ce stress qu’on arrive à penser que tout se passait bien avec l’auto-école et d’un coup on enchaîne les bêtises.

Faites la part des choses et réfléchissez à toutes ces situations passées pour définitivement tourner la page et vous reposer un peu avant le prochain pic de stress.

Le mieux pour réduire le mauvais stress est de se détendre la veille de l’examen. Pensez à autre chose, réalisez des activités que vous appréciez.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’organiser une grande fiesta avec les copains jusque 5 heures du matin… En un mot : détendez-vous et restez au calme. Pourquoi ne pas lire, cuisiner, dessiner, sortir avec des amis, aller boire un verre en terrasse, jouer à des jeux vidéo ? Bref, tout ce qui peut vous détendre et évacuer votre appréhension. Ainsi, le stress du jour-J sera un stress qui fera monter votre adrénaline et vous rendra plus performant que pendant vos heures de conduite à l’auto-école !

En bref, le stress est une arme à double tranchant que vous devez apprendre à maîtriser. Utilisez le stress plutôt que le subir. L’exercice est très ardu, mais si vous y parvenez, beaucoup de choses dans votre vie prendront un angle tout autre (examens, entretiens…) !

Positivez votre passage à l’examen

Connaissiez-vous le concept de la « visualisation créatrice » ? Le cerveau humain est doté de grandes capacités insoupçonnées, et je vous parlerai ici du pouvoir de l’imagination et de la volonté. Nous ne réalisons pas à quel point notre volonté peut influencer le cours des évènements qui surviennent autour de nous. C’est grâce à la volonté, nous nous rendons maître de notre destin.

Dans beaucoup de cas, le candidat à l’épreuve de la conduite échoue « à cause de… » ou alors parce que « la faute à pas de chance… ». C’est en vous enfermant vous-même dans ce fatalisme que vous confiez votre réussite au hasard. Vous entrez alors dans un cercle vicieux.

Partez du principe qu’il n’est nullement question de chance : si vous avez une volonté inébranlable de réussir, vous multipliez forcément vos chances de réussite. A côté de la volonté, l’autre élément est de prendre confiance en vos capacités : vous êtes capable de passer cette épreuve : visualisez-vous en train de réussir.

Imaginez le soulagement et la satisfaction que vous aurez, imaginez le bonheur procuré par l’émancipation qu’offre le permis de conduire, imaginez toutes les choses positives que vous gagnez en réussissant cette épreuve. Le positivisme est une force que l’on ne prend pas suffisamment en considération… Mais le fait d’être optimiste en toutes circonstances vous aidera à mieux affronter les situations importantes de votre vie. Votre cerveau a besoin de ces projections positives dans l’avenir pour se ressourcer.

Le coach Steve Legalle parle quant à lui de « concentration positive » et de « concentration négative ». La concentration positive nous donne l’impression de posséder les capacités suffisantes pour réussir, ce sont des situations où l’on se sait à l’aise : nous avons tous des domaines de prédilection dans lesquels nous nous sentons « bien ». Par exemple, je me sens bon en maths, je n’appréhende pas l’examen.

La concentration négative, à l’inverse, nous donne l’impression de ne pas posséder les capacités nécessaires pour réussir. Elle survient dans des situations où on n’a pas l’impression d’être à l’aise : je me sens mauvais en français, je suis donc persuadé de rater l’examen.

Pour l’examen du permis de conduire, c’est la même chose. Ayez confiance en vos capacités pour que votre inconscient ne sabote pas tous vos efforts. Au lieu de vous concentrer sur les faiblesses que vous pouvez avoir dans la conduite, valorisez vos points forts pour partir plus serein !

Besoin de conseils pour prendre la route du bon pied ? N’hésitez pas à rejoindre la tribu NeoPermis. Vous y trouverez de nombreux conseils et astuces pour bien commencer votre vie d’automobiliste ! ;)